
La première consultation
Cette consultation permet de poser le diagnostic, grâce à l'examen clinique et à l'analyse des examens complémentaires (radiographies, IRM, scanner…). Si une indication chirurgicale est retenue, le geste est expliqué en détail au patient : type d'intervention, durée, suites opératoires, complications possibles et résultats attendus.
Cette consultation a lieu au Centre Orthopédique Santy.

Les examens à réaliser
Un bilan radiologique complémentaire ainsi qu'un scanner sont réalisés afin de permettre une planification chirurgicale en 3D.

Préparer son intervention
Avant la chirurgie, plusieurs examens sont nécessaires pour évaluer l'état de santé général du patient : bilan sanguin et bilan cardiologique, plus ou moins approfondi selon les antécédents. Une consultation avec le médecin anesthésiste est indispensable pour finaliser cette évaluation.
Il est également conseillé de prévoir en amont : des cannes anglaises, les médicaments prescrits, une attelle de cryothérapie, du matériel de pansement, des bas de contention, un réhausseur de WC pour certaines interventions chirurgicales, et, selon la configuration du domicile, la location d'un lit médicalisé.
Une préparation cutanée est enfin requise : dépilation de la zone opératoire et douche à la Bétadine, afin de réduire le risque d'infection postopératoire.

Le jour de l'opération
Selon l'heure prévue de l'intervention, l'hospitalisation débute soit la veille (si la chirurgie a lieu tôt le matin), soit le matin même. L'heure de convocation est communiquée 24h à 48h avant le jour de l'intervention.
À l'arrivée, le patient est accueilli par l'équipe infirmière : vérifications administratives et nouvelle douche à la Bétadine. Il est ensuite accompagné au bloc opératoire par un brancardier.

Le jour de l'intervention, au bloc opératoire de l'Hôpital Privé Jean Mermoz. 
Le retour à domicile
Dans la majorité des cas, le patient rentre directement à domicile. Un transfert vers un centre de rééducation peut toutefois être nécessaire ; cette possibilité est anticipée dès la première consultation lorsque la chirurgie est décidée.
La durée d'hospitalisation dépend du geste réalisé, mais reste courte : une nuit pour une prothèse totale de hanche ou une prothèse partielle de genou, deux nuits pour une prothèse totale de genou.
Le retour se fait soit en ambulance, soit en véhicule personnel accompagné par un proche.

La rééducation
La rééducation débute immédiatement après l'intervention : le patient est verticalisé le jour même, prend appui sur le membre opéré et effectue quelques pas.
Dès le lendemain matin, une première séance de kinésithérapie est réalisée : marche avec cannes, exercices, parfois passage d'escaliers. Cette première séance permet d'évaluer avec le patient ce qu'il est capable de faire et ce qu'il devra poursuivre une fois de retour chez lui.
Pour les interventions portant sur la hanche (prothèse totale de hanche), nous préférons différer la reprise des séances de kinésithérapie d'environ trois semaines. Ce délai permet d'optimiser la cicatrisation tissulaire, de laisser les hématomes et l'œdème se résorber, et de passer la phase la plus douloureuse du postopératoire immédiat. Pendant cette période, le patient poursuit lui-même sa rééducation de façon active, en répétant les exercices appris à l'hôpital et en marchant régulièrement, sur de courtes distances et de façon fractionnée.
Pour les interventions portant sur le genou, il est important de débuter immédiatement la kinésithérapie soit en ville soit en hospitalisation à la journée en centre de convalescence. Il est primordial de solliciter le genou rapidement selon les exercices recommandés lors de l'hospitalisation.
Dans certains cas, une rééducation en centre spécialisé est indiquée notamment lorsque les patients vivent seuls ; cette option est anticipée dès la consultation préopératoire.
Après les efforts, il est recommandé d'appliquer du froid sur la zone opérée, soit à l'aide de poche de froid glacée soit à l'aide d'une attelle de cryothérapie.

Le suivi postopératoire
Un suivi médical adapté est mis en place après l'intervention. Les patients sont revus de façon rapprochée durant la première année postopératoire, afin de les accompagner dans leur rééducation. Par la suite, la surveillance s'espace, avec un contrôle radiologique de la prothèse tous les 4 à 5 ans environ.

Le suivi se poursuit au Centre Orthopédique Santy, 24 avenue Paul Santy, Lyon 8ᵉ.
Pourquoi ce parcours commence par « ne pas opérer »
Une prothèse a une durée de vie longue mais non illimitée : à titre indicatif, elle fonctionne encore au-delà de 15 à 20 ans dans la majorité des cas. Chaque année gagnée avant l'implantation est une année de tranquillité en plus à long terme. C'est pourquoi la première étape n'est jamais l'opération, mais l'évaluation honnête de ce que le traitement médical peut encore vous apporter.

À l'inverse, attendre « trop tard » se paie sur le résultat : une articulation très enraidie et des muscles affaiblis par des années de boiterie rendent la récupération plus longue. La bonne fenêtre se discute avec un chirurgien, précisément lors de la première consultation.
Questions fréquentes
Quand faut-il envisager une prothèse de hanche ou de genou ?
Une prothèse n'a rien de systématique. Elle se discute lorsque le traitement médical (activité physique adaptée, antalgiques, kinésithérapie, infiltrations) ne suffit plus et que la douleur retentit sur votre vie quotidienne : marche limitée, nuits perturbées, gestes simples devenus difficiles. C'est la gêne ressentie, pas votre âge ni la seule radiographie, qui guide la décision.
Peut-on retarder l'opération avec des infiltrations ou un traitement médical ?
Oui, souvent pendant plusieurs années. L'activité physique adaptée, la perte de poids éventuelle, les antalgiques, la kinésithérapie et les infiltrations soulagent la douleur et permettent fréquemment de repousser la chirurgie. Quand ces traitements ne font plus effet durablement, c'est le signe que l'intervention peut être envisagée. Rien ne vous oblige à décider dès la première consultation.
Combien de temps dure une prothèse ?
À titre indicatif, une prothèse moderne de hanche ou de genou fonctionne encore au-delà de 15 à 20 ans dans la majorité des cas (de l'ordre de 90 % dans les grandes séries), avec une variabilité selon les patients. Sa durée de vie n'est pas illimitée : c'est pourquoi on n'opère pas trop tôt, mais elle est en général suffisamment longue pour que la plupart des patients n'aient jamais besoin d'un changement. Les matériaux récents laissent espérer des durées encore supérieures.
Quelle durée de récupération et de rééducation après l'intervention ?
Le lever a lieu dès le jour de l'opération ou le lendemain. La marche avec cannes dure quelques semaines, la conduite reprend en général entre 4 et 8 semaines, le travail sédentaire vers 6 à 8 semaines et le travail physique après 3 à 6 mois selon le geste. Ces repères sont à adapter avec votre équipe soignante.
Prothèse robotisée ou personnalisée : quels bénéfices ?
Ces techniques visent une pose plus précise et un meilleur équilibrage de l'articulation, adaptés à votre anatomie. Les études publiées par nos chirurgiens sur la prothèse de genou sur mesure montrent notamment un temps opératoire réduit d'environ 10 minutes (PMID 38864156) et un meilleur positionnement de la rotule. Nos pages prothèse totale de genou et prothèse totale de hanche détaillent ces techniques.
Secteur 2, dépassements et remboursements : comment ça marche ?
L'intervention est prise en charge par l'Assurance Maladie sur la base des tarifs conventionnels. En secteur 2, des dépassements d'honoraires peuvent s'ajouter ; ils sont en partie couverts par votre complémentaire santé selon votre contrat. Un devis d'information vous est remis avant l'intervention afin que le reste à charge soit connu à l'avance. N'hésitez pas à demander ces précisions au secrétariat lors de la consultation.
Sources et informations complémentaires : Arthrose de la hanche : traitements — Ameli.fr · Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT)




